BNY en discussions avec Payward (Kraken) pour un partenariat d’infrastructure
Le 2 octobre 2026, CoinDesk révèle que BNY négocie avec Payward, maison mère de Kraken, un partenariat d’infra crypto, custody et paiements — sans accord signé.
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Wall Street frappe à la porte de Kraken — ou l’inverse. Selon CoinDesk, BNY (ex-Bank of New York Mellon) est en pourparlers avec Payward, la maison mère wyomingaise de l’exchange crypto, pour un partenariat d’infrastructure financière digitale. Deux personnes au fait du dossier l’ont confirmé à Will Canny ; l’article, daté et édité le 2 octobre 2026, ne promet rien de plus qu’une discussion encore ouverte.
Pas d’accord signé. Pas de communiqué. BNY et Payward ont refusé de commenter. Reste un périmètre large — et un timing qui n’est pas anodin, quelques semaines après que Nasdaq Ventures ait mis 100 millions de dollars sur la table de Payward.
Six chantiers, zéro signature
Les sources de CoinDesk évoquent un éventail qui ferait rougir un prospectus : produits crypto, custody, wealth management, trading, payments et infrastructure. Le véhicule côté Payward serait Payward Services, la plateforme B2B destinée aux banques, aux exchanges et aux asset managers — autrement dit, la vitrine institutionnelle, pas le compte retail Kraken.
Crypto.news reprend la même grille : six axes, discussions en cours, aucun engagement ferme. Un des interlocuteurs anonymes ajoute que certains éléments pourraient ressembler au volet infrastructure de l’accord commercial récent Payward–Nasdaq. Traduction libre : rails, surveillance, post-trade — pas seulement un logo collé sur un wallet.
BNY, de son côté, n’arrive pas les mains vides. Le groupe assure déjà custody, asset servicing, clearing et wealth management pour une clientèle institutionnelle. Et il pousse ses propres tokenized deposits : des dépôts tokenisés conçus pour un settlement onchain quasi temps réel entre participants de marché. Sur le papier, l’intérêt croisé est limpide : un dépositaire historique qui tokenise le cash, un opérateur crypto qui veut brancher ses rails sur la finance traditionnelle.
Nasdaq a mis 100 millions sur la table
En septembre 2026, Nasdaq Ventures a accepté d’investir 100 M$ dans Payward, à une valorisation rapportée de 21 milliards de dollars. L’accord ne s’arrête pas au chèque : poursuite du travail sur les Nasdaq Equity Tokens (lancement attendu au deuxième trimestre 2027), adoption de la technologie de surveillance Nasdaq sur les venues crypto, equities, tokenized, futures et options de Payward, et connexion avec l’écosystème xStocks de la maison Kraken.
C’est ce précédent « infrastructure » que les sources citent comme possible modèle pour BNY. Pas une copie carbone — une conversation qui emprunte le même vocabulaire : distribution, post-trade, surveillance, droits des actionnaires intactes. Le genre de phrase qui plaît aux régulateurs autant qu’aux slide decks.
Chez Payward, la machine à acquisitions tourne
Payward a enfilé les costumes réglementaires américains à vitesse accélérée. Acquisition de Bitnomial jusqu’à 550 M$ (DCM + DCO + FCM sous cadre CFTC, closing en mai), rachat de Reap pour 600 M$ côté paiements stablecoin (closing en juillet), et déjà NinjaTrader pour environ 1,5 Md$ en 2025. L’IPO, elle, serait repoussée au deuxième trimestre 2027 au plus tôt — coïncidence de calendrier avec le lancement pressenti des Equity Tokens Nasdaq.
Un partenariat BNY s’inscrirait dans cette course à la légitimité institutionnelle : moins de marketing crypto, plus de couches d’infrastructure que les banques savent déjà acheter. Que les pourparlers aboutissent ou non, le signal est clair : les géants de la custody traditionnelle et les plateformes crypto qui empilent les licences CFTC se parlent désormais dans la même salle.
Reste à savoir si BNY et Payward signeront avant que le calendrier 2027 — Equity Tokens, IPO éventuelle, dépôts tokenisés à grande échelle — ne force les cartes. Ou si Wall Street préfère encore négocier… sans conclure.
Cet article est publié à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement. Les cryptoactifs sont volatils : n’investissez que ce que vous pouvez vous permettre de perdre.